350 000 : c’est le nombre de personnes sans abri en France en 2024 selon la Fondation pour le logement des défavorisés. L’INSEE en dénombrait 142 500 en 2012, soit une augmentation de 145 %.
Derrière ces chiffres se trouvent des hommes en majorité, mais de plus en plus de femmes et de familles avec enfants (2 159 enfants à la rue en août 2025) , des personnes ayant subi des ruptures, de travail ou familiales, qui sortent de détention, dont le réseau familial est inexistant ou instable, dont la santé mentale est fragile, des migrants.
Les facteurs de cette augmentation sont multiples : crises économiques, hausse du nombre d’expulsions, renchérissement des loyers, déficit de logements sociaux dans les grandes villes, frilosité des bailleurs privés et aussi manque de financements.
Cette situation ne peut laisser indifférent. La vague de froid de ces derniers jours nous rappelle, s’il en était besoin, que le logement est non seulement un besoin primaire mais aussi un droit. De fait, les lois se succèdent et réaffirment que le logement est un droit fondamental et un objectif de valeur constitutionnelle : loi Quilliot 1982, loi Mermaz 1989, loi Besson 1990, Décision n° 94-359 DC du 19 janvier 1995, loi ENL (portant Engagement national pour le logement) 2006, loi DALO (droit au logement opposable) 2007, loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, loi ENL (portant Engagement national pour le logement) 2006, loi ALUR, (Accès au logement et un urbanisme rénové) 2014, loi Elan 2018.
Il existe moult dispositifs et acteurs qui luttent contre le sans-abrisme. On peut en trouver une liste non exhaustive sur le site de la Fondation pour le logement des défavorisés ou encore consulter le site de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement. Citons pour mémoire l’AGLS (Aide à la gestion locative sociale), les SIAO (Services intégrés d’accueil et d’orientation) l’USH (Union sociale pour l’habitat), le Plan quinquennal pour le Logement d’abord.
Face à l’ampleur du phénomène et au manque de financement, de nombreuses associations (Fondation pour le logement, Emmaüs, les Enfants de Don Quichotte, la Croix-rouge, etc) se mobilisent. Parmi elles, Habitat et Humanisme explique ainsi son action : « Pour répondre à l’exclusion et l’isolement des personnes en difficulté, l’association agit en faveur du logement, de l’insertion et de la recréation de liens sociaux« . Habitat et Humanisme propose pour ce faire des solutions innovantes et notamment l’intermédiation locative ou la rénovation ou construction de résidences intergénérationnelles répondant aux problématiques de logement et de lien social.
Pour aller plus loin, les documents listés ici sont disponibles en marge de l’exposition pour la consultation et l’emprunt.
Face à l’ampleur du phénomène et au manque de financement, de nombreuses associations (Fondation pour le logement, Emmaüs, les Enfants de Don Quichotte, la Croix-rouge, etc) se mobilisent. Parmi elles,