Jusqu'au 19 décembre, dans le cadre du programme « Un mois / Une œuvre », est exposé, à la Ruche, l'ouvrage Les fleurs de la solitude, de Simon Martin (Paris : Gervais Alliot, 1652).
Les fleurs de la solitude, de Simon Martin (Paris : Gervais Alliot, 1652) Bibliothèques de l’Université de Poitiers, ANT IV-3.4.3

Le religieux minime Simon Martin a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels se trouve ce traité de piété, qui est consacré à des figures de saints ayant choisi la vie en solitaire. Dédiée au chartreux Jean Pégon (1590-1675), cette édition comporte un titre et une marque au titre gravés sur cuivre par J. Frosne, ainsi que des illustrations au début de certaines vies (Jésus Christ, Vierge Marie, Euphrasie, Marie l’Égyptienne, Pierre Célestin, Bernard de Clairvaux, Scholastique, etc.), signées, pour certaines, par Jacob de Weert, Jacob Vanderheyden, Alexandre Boudan ou Herman Weyen.
Cet exemplaire porte un papillon avec la date M. DC. LXXV. collé sur la date d’origine M. DC. LII. de l’adresse. Donné aux Bibliothèques de l’université de Poitiers par la Bibliothèque diocésaine de Poitiers en 2019, il porte plusieurs marques de possession : un cachet « Oblats de St Hilaire. Maison de Poitiers », une étiquette imprimée « A. D. Deschamps » et un ex-libris manuscrit « Ladmirault Lageberty [?] ».
Le livre a été restauré dans le cadre du dispositif de mécénat  J’adopte un livre, proposé par la Fondation de l’université de Poitiers. Les coins, très fragilisés, ont été renforcés. Quelques feuillets ont été remis en place en reprenant la couture. De nouvelles tranchefiles (broderies placées en tête et en queue du dos) ont été posées, les anciennes ayant disparu. Un nouveau dos a été posé, sur lequel les restes de l’ancien ont été positionnés.
Le mécène, Denis Richard, explique ainsi sa sélection : « La restauration d’un exemplaire des Fleurs de la Solitude conservé dans le fonds ancien de la bibliothèque universitaire contribue à préserver un témoignage de la spiritualité française au XVIIe siècle et à mettre en valeur l’artisanat ancien de la gravure et de la typographie. Cet ouvrage patrimonial est ainsi plus aisément accessible à la recherche historique. L’engagement actif dans la transmission de ce livre nourrit à son échelle les liens entre la culture du passé et le temps présent. »

  • Vos BU sur les réseaux sociaux !